J’ai vu d’étranges étrangers trépasser sur des terres abandonnées
Leurs os brillent quand ils affleurent
Accrochant un rayon solaire égaré
Accrochant un rayon solaire égaré
Ils se moquent de cette beauté poétique pour l’heure
Leur conscience s’est éparpillée dans le néant infini
Et omniprésent celui qui sépare la matière d’elle même
Leur conscience s’est éparpillée dans le néant infini
Et omniprésent celui qui sépare la matière d’elle même
Alors vous pensez bien la beauté poétique …
Pour l’heure l’os d’un étrange étranger
A la faveur des différences de température se prépare à affleurer
Mais les éléments une fois de plus sont contre lui
Dans la brumeuse et froide matinée un tracteur s’avance lentement mais sûrement
Ses roues tracent un dessin géométrique dans la terre grasse
Un tracé encore plus éphémère qu’un mandala tibétain
La charrue oxygène la terre et efface efficacement toutes traces
de géométrie tibétaine rendant l’aléatoire obligatoire
de géométrie tibétaine rendant l’aléatoire obligatoire
et autant vous dire que l’os de l’étrange étranger que
l’auriez vous oublié ?
Que cet os a peu de chance d’accrocher le soleil aujourd’hui
ni d’ailleurs un autre jour
cet os d’un étrange étranger trépassé dans un champ abandonné va être écrasé par une des roues au dessin géométrique et ensuite éparpillé par une des herses de la charrue et autant vous dire que les lois de la nature vont tout faire pour écarter inexorablement tous les morceaux les uns des autres …

