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Catégorie : Non classé

Divers – Non Classé

  • Une Life

    Adulé par une mère frustrée de sa propre vie
    la femme ultime laisse peu de place aux autres
    un père aimé par son fils mais délaissé par sa femme
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    à l’ombre d’un ainé aimé, la lumière est rare
    les failles de la femme ultimes enflamment
    et la canne du père qui enrage est un appui précaire
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le moineau bientôt s’envole et convole de nid en nid
    la femme ultime devient mère solitaire
    il s’enfonce dans la terre et crée son univers
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le poussin ébloui par la lumière s’aveugle et patauge
    désemparée elle hésite et essaie sans conviction
    il cultive son prochain comme son jardin
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    de nid en nid, la nature est enfouie
    laissant la laisse en traîne elle avance à petit pas
    le jardin prospère et nourri le foyer triste
    qu’il est triste le monde par le mauvais bout de la lorgnette

    urgence flamboyante royaume sans couronne
    elle délaisse la laisse et enlace froidement
    les tomates sont belles mais amères et le sucre manque
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    mais inopinément la nature et le désir s’éveillent
    la laisse se tends, le ventre est vide
    la terre féconde les aigreurs
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    pas à pas l’univers s’est assemblé autour de la faille
    la frustration de l’un, le dédain de l’autre
    la vie s’éteint autour, les arbres et la terre sont fidèles
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le monde factice est une maigre consolation
    elle se lance dans la nouvelle bataille maternelle
    maugréant et dédaignant il accepte le combat
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    mais la faille est là et l’univers impitoyable
    aveugle elle s’enthousiasme pour le pousse de sa lumière
    il tends la main discrètement la main dans l’ombre
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    on fait comme si, et on module la nature
    elle s’épanouie de l’enfant de son amour
    oublié, il soutient et console les frustrations
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    par monts et par vaux

  • Une Life

    Adulé par une mère frustrée de sa propre vie
    la femme ultime laisse peu de place aux autres
    un père aimé par son fils mais délaissé par sa femme
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    à l’ombre d’un ainé aimé, la lumière est rare
    les failles de la femme ultimes enflamment
    et la canne du père qui enrage est un appui précaire
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le moineau bientôt s’envole et convole de nid en nid
    la femme ultime devient mère solitaire
    il s’enfonce dans la terre et crée son univers
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le poussin ébloui par la lumière s’aveugle et patauge
    désemparée elle hésite et essaie sans conviction
    il cultive son prochain comme son jardin
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    de nid en nid, la nature est enfouie
    laissant la laisse en traîne elle avance à petit pas
    le jardin prospère et nourri le foyer triste
    qu’il est triste le monde par le mauvais bout de la lorgnette

    urgence flamboyante royaume sans couronne
    elle délaisse la laisse et enlace froidement
    les tomates sont belles mais amères et le sucre manque
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    mais inopinément la nature et le désir s’éveillent
    la laisse se tends, le ventre est vide
    la terre féconde les aigreurs
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    pas à pas l’univers s’est assemblé autour de la faille
    la frustration de l’un, le dédain de l’autre
    la vie s’éteint autour, les arbres et la terre sont fidèles
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le monde factice est une maigre consolation
    elle se lance dans la nouvelle bataille maternelle
    maugréant et dédaignant il accepte le combat
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    mais la faille est là et l’univers impitoyable
    aveugle elle s’enthousiasme pour le pousse de sa lumière
    il tends la main discrètement la main dans l’ombre
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    on fait comme si, et on module la nature
    elle s’épanouie de l’enfant de son amour
    oublié, il soutient et console les frustrations
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    par monts et par vaux

  • Statuts FB

    un écran blanc, une salle neutre, des aspirants avides
    mes mots tels des fauves aveugles se fracassent dans le vide
    au pied du mur effritements et griffures se mêlent intimement
    dans la salle neutre les aspirants avides ont rêvé de paillettes virevoltantes
    le balai avec dédain, déjà officie, poussant nos reliefs au recyclage


    une goutte, un verre une carafe une bouteille, les murs bougent avec le bruit, je parle fort trop fort dans le brouillard, je me moque de vous de moi, la vie quel prix ?


    Une larme, un coup de fouet, les portes se ferment, les murs se dressent, fragilité de la misère, misère de la fragilité, ton glaçon fond dans ton alcool dispendieux.


    Une goutte de sueur, les secondes se succèdent lentement, mon coeur saccade, la mort ne m’effraie pas, face à l’église une couverture souillée.


    Une goutte de pluie, la rue se vide, je doute de moi, de vous, nos regards ne se croisent plus, je sers un caillou peint dans ma poche.


    L’image est fixée sur le mur, depuis longtemps, il manque une punaise, la porte est fermée, les couleurs sont usées et on ne distingue plus grand chose de cette famille, de ce mariage. La boule de démolition explose la façade, en quelques heures il ne reste que des gravats.


    Le réserviste regarde la rue avec ennui, il grommelle, s’hérisse et vilipende, petit à petit son esprit s’émousse, il boit, il fume et oublie, regrette.


    Le thé infuse, dans le refuge un parfum délicat se diffuse, la neige tombe doucement.


    Dans le rade, la machine claque, souffle, presse, infuse un café torréfié, les parapluies sont ouvert.


    malgré l’obscurité les planètes se sont alignées, subtile esquisse d’un arc cosmique, je m’émerveille devant cette lente danse inutile


    La balance sans hésitation et avec certitude donne le poids et le prix, malgré tout le vendeur, me regarde dans les yeux et m’annonce je vous le fait à tant, soit presque 50% de réduction, sur le coup, mal réveillé je profite de l’aubaine … Mais, mais ou sa balance déconne, ou ses prix sont mauvais, ou sa marchandise est avariée quoi qu’il en soit ma confiance est battue en brèche …


    Je me suis réveillé avec la foi, ça tombe bien nous sommes dimanche, tranquillement mon coeur alimente mon corps caverneux. Des images fugaces traversent mon esprit, caressent ce corps douloureux, aimez-vous les un les autres, ma foi explose et se repend dans l’espace. dieu que j’aime ces réveils glorieux !


    L’eau coule transformant lentement les cailloux en galets, sur le bord de la rivière l’enfant regarde le morceau de bois qu’il a lancé se métamorphoser en navire magique et virevolter dans le courant, se chargeant, sans couler, d’histoires.


    Libre, je respire, j’écarte les bras et je cours dans un champs immense, les yeux fermés la joie m’innonde, l’herbe est douce et les fleurs sentent bon … merde, j’ai laissé mes clopes et mon téléphone dans la voiture …


    Les infos égrènent les mots qu’il faudra répéter d’un ton convaincu, le petit déjeuner vient de la grande distribution, qui devons nous enrichir aujourd’hui ? dieu s’en fiche il joue aux cartes.


    En sueur il arrive au sommet, il regarde le paysage et le champignon qui s’élève dans le ciel, au même moment de l’autre côté du monde, il tire nonchalamment une derrière bouffée sur sa cigarette, descend la fenêtre de sa voiture et jette son mégot …


    on carton est un navire de pirate, j’explore le salon avec le reste du rouleau de sopalin, j’ai 5 ans, j’ai beau regarder avec toute l’attention dont je suis capable, il ne se passe rien et j’ai envie de pleurer.


    Je regarde le papier peint, il est usé, vieux et fleuri, certaines laies sont déchirées et laissent apparaître des carreaux aux couleurs passées, certainement la maison fut belle mais elle est désormais abandonnée, comme ce pays.


    J’aime, parfois, mettre un pied devant l’autre, sans avoir de but, sentir les odeurs et rentrer en sueur.


    Les pubs se terminent, la salle s’assombrit, le silence se fait, la vie s’arrête.


    Visuellement elle n’a rien, elle est comme au premier jour, mais la carte mère refuse de démarrer, rien à faire on ne peut que la détruire et polluer ou la métamorphoser et attendre …


    À travers la vitre les flammes illuminent un galet posé sur la table en bois et un couteau inox, c’est l’aube.


    Les bronches explosent sous les assauts du vent glacial, les morves embrument les pensées, il faut patienter.


    La fleur se dresse fièrement dans son vase, elle s’ignore et se pavane, avant


    Les sons, les bruits, musiques naturelles, vibrent, se transportent dans l’air, l’air du temps présent.


    Parfois le hasard, parfois la foi, glissent sur les trottoirs verglacés, et s’entrechoquent.


    En hiver le soleil se lève tard, le froid règne, la tête protégée j’avance les mains dans les poches.


    Je suis parfois, l’hiver dans la neige, sur d’autres traces que les tiennes.