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Catégorie : Non classé

Divers – Non Classé

  • Le lac

    Le ciel hurle, je me bouche les oreilles
    J’ai soif, j’ai faim et ma rage est insensée
    Pendant ce temps le lac immobile refléte le vide de l’espace sans le moindre jugement, laissant même un filet d’air le troubler.
    J’ai donc pris un chemin qui ne mène nulle part 
    ce nulle part existe et ne tourne pas en rond
    il s’arrête face à ce lac
    et face à ce lac qui reflète j’ai longtemps cru savoir ou j’allais
    j’en étais même sur : 
    « hé lac je vais la bas »
    mais au fond de moi 
    je reflétais aussi le vide de l’espace
    je me voilais la face face à ce lac qui se taisait
    maintenant le ciel hurle sur ma faim mon insatiable faim
    jamais je n’égalerai l’infini
    je n’en suis qu’un morceau 
    un infime morceau 
    je volerai en éclat sous les coups silencieux de Logos et de son évidente logique 
    pourquoi ne pas emmerder cette logique
    pourquoi ne pas faire demi tour et retourner chez ma mère 
    mon père a quitté la sienne pour m’offrir le bonheur
    je l’ai perdu quand j’ai quitté la mienne 
    quand j’ai mangé le fruit défendu
    je l’ai trouvé entre deux cuisses
    ces cuisses qui m’offraient non pas le bonheur mais l’amour !
  • Malédiction

    J’ai vu d’étranges étrangers trépasser sur des terres abandonnées
    Leurs os brillent quand ils affleurent
    Accrochant un rayon solaire égaré
    Ils se moquent de cette beauté poétique pour l’heure
    Leur conscience s’est éparpillée dans le néant infini
    Et omniprésent celui qui sépare la matière d’elle même
    Alors vous pensez bien la beauté poétique … 

    Pour l’heure l’os d’un étrange étranger
    A la faveur des différences de température se prépare à affleurer
    Mais les éléments une fois de plus sont contre lui 
    Dans la brumeuse et froide matinée un tracteur s’avance lentement mais sûrement
    Ses roues tracent un dessin géométrique dans la terre grasse
    Un tracé encore plus éphémère qu’un mandala tibétain
    La charrue oxygène la terre et efface efficacement toutes traces
    de géométrie tibétaine rendant l’aléatoire obligatoire
    et autant vous dire que l’os de l’étrange étranger que
    l’auriez vous oublié ? 
    Que cet os a peu de chance d’accrocher le soleil aujourd’hui
    ni d’ailleurs un autre jour
    cet os d’un étrange étranger trépassé dans un champ abandonné va être écrasé par une des roues au dessin géométrique et ensuite éparpillé par une des herses de la charrue et autant vous dire que les lois de la nature vont tout faire pour écarter inexorablement tous les morceaux les uns des autres …
  • Malédiction

    J’ai vu d’étranges étrangers trépasser sur des terres abandonnées
    Leurs os brillent quand ils affleurent
    Accrochant un rayon solaire égaré
    Ils se moquent de cette beauté poétique pour l’heure
    Leur conscience s’est éparpillée dans le néant infini
    Et omniprésent celui qui sépare la matière d’elle même
    Alors vous pensez bien la beauté poétique … 

    Pour l’heure l’os d’un étrange étranger
    A la faveur des différences de température se prépare à affleurer
    Mais les éléments une fois de plus sont contre lui 
    Dans la brumeuse et froide matinée un tracteur s’avance lentement mais sûrement
    Ses roues tracent un dessin géométrique dans la terre grasse
    Un tracé encore plus éphémère qu’un mandala tibétain
    La charrue oxygène la terre et efface efficacement toutes traces
    de géométrie tibétaine rendant l’aléatoire obligatoire
    et autant vous dire que l’os de l’étrange étranger que
    l’auriez vous oublié ? 
    Que cet os a peu de chance d’accrocher le soleil aujourd’hui
    ni d’ailleurs un autre jour
    cet os d’un étrange étranger trépassé dans un champ abandonné va être écrasé par une des roues au dessin géométrique et ensuite éparpillé par une des herses de la charrue et autant vous dire que les lois de la nature vont tout faire pour écarter inexorablement tous les morceaux les uns des autres …