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Fenêtres entrouvertes

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écrire il faut écrire, comme un leitmotive, comme le temps qui passe, comme une discipline, écrire lentement, régulièrement, domestiquer les pensées pour qu’elles se couchent sur le papier et ne disparaissent pas, mettre des mots sur des sensations, se souvenirs, faire rêver ou rapporter qu’importe tant que quelqu’un lit, et aime, ne plus être seul dans le temps, parfois un texte jailli du passé et trouble le futur, j’ai aimé écrire, j’ai aimé écrire avant, déjà mes mots étaient sauvages: pas des lions, ni des sangliers, mais sauvages comme la nature, comme un grain de blé échappé du champs va pousser au bord du chemin, sensations indomptées qui me troublaient et s’échappaient, mes mots étaient tremblant et n’osaient dire les pensées profondes, sales, troubles mais, alors innocentes, je n’osais me dire ce qui me venait du fond de moi et aujourd’hui que tout cela est tombé dans l’oubli, je retrouve le plaisir d’écrire, mais sans l’innocence, mais sans la maitrise non plus, j’écris comme un stakhanoviste: automatiquement, efficacement et avec plaisir, je pense à toi, oui à toi et je vois tes yeux glisser, tes pensées se mêler, je te vois t’interrompre regarder en l’air et t’interroger, oui c’est bien moi, c’est bien moi qui me mêle à toi dans une intimité fragile, je touche tes cheveux, caresse ton visage, accroche ta nuque, glisse sur tes reins et joue avec l’élastique de ta culotte d’une main, pendant que l’autre enserre ton sein, nos langues jouent à toi à moi, et ma joue râpeuse griffe la tienne, tes mains griffent savamment mon dos, je frissonne, tu glisses une main autoritaire sur ma fesse, je frissonne de nouveau, déjà tu mordilles mon téton, je t’aime, tu m’aimes, tu sais ce que j’aime, je sais ce que tu aimes, tes lèvres embrassent mon bas ventre, tes mains ont mis mes fesses à nus et une de tes mains glissent vers mon entrejambe alors que ta bouche joue à faire semblant de ne pas voir et mordille l’élastique de mon slip, tu le tires et tu le fais claquer en le relâchant, mais bientôt ta main fatigué de ces jeux puériles va faire glisser ma culotte et finir de me mettre à nu, fière de ton effet, tu te redresses et me regarde, tu m’enjambes avec autorité et pose tes lèvres sur les miennes, tu te cambres et appuie tes mains sur ma poitrine, tu ondules me dictant ton plaisir, je ferme les yeux et goutte ta saveur en restant attentif à tes vibrations, ta main bien assurée à plat sur ma poitrine l’autre agrippe ma vigueur et presse avec délicatesse, nous sommes une cavalcade effrénée, nos peaux mêlées luisent de sueur, et le lit est une tempête, tu manoeuvres le gouvernail tel un capitaine devenu fou et moi je m’abreuve à ta folie, mes mains pressent tes seins, tes hanches, je te maintien à la surface, tes cris me réjouissent, tes ondulations m’entrainent et bientôt nous chavirons, je m’accroche à ta nuque, nos visages s’embrassent, et tu m’accueille totalement, complètement, en rythme nous montons, nous montons dans l’échelle des sensations, je sens une pulsation sourde qu’il me faut domestiquer, tu te retires vivement sans cesser de m’embrasser, puis tu te retournes, j’embrasse ton dos, tes fesses, longe tes cuisses que j’écarte et mets à la bonne hauteur, ma pulsation a reflué, vaillamment nous reprenons notre ascension, je m’accroche à tes hanches, tu t’enfonces dans l’oreiller, ta main coquine attrape mes bourses et les presse, d’abord délicatement puis de plus en plus vigoureusement, j’aurai voulu monter plus haut encore plus haut mais ta main à raison de moi et je m’écroule, désarticulé sur ton dos, je crois sentir, une dernière ondulation de tes fesses, je t’aime chérie, je t’aime …