SPYRIT-O-KORPO.XYZ

Auteur/autrice : andrea

  • Malédiction

    J’ai vu d’étranges étrangers trépasser sur des terres abandonnées
    Leurs os brillent quand ils affleurent
    Accrochant un rayon solaire égaré
    Ils se moquent de cette beauté poétique pour l’heure
    Leur conscience s’est éparpillée dans le néant infini
    Et omniprésent celui qui sépare la matière d’elle même
    Alors vous pensez bien la beauté poétique … 

    Pour l’heure l’os d’un étrange étranger
    A la faveur des différences de température se prépare à affleurer
    Mais les éléments une fois de plus sont contre lui 
    Dans la brumeuse et froide matinée un tracteur s’avance lentement mais sûrement
    Ses roues tracent un dessin géométrique dans la terre grasse
    Un tracé encore plus éphémère qu’un mandala tibétain
    La charrue oxygène la terre et efface efficacement toutes traces
    de géométrie tibétaine rendant l’aléatoire obligatoire
    et autant vous dire que l’os de l’étrange étranger que
    l’auriez vous oublié ? 
    Que cet os a peu de chance d’accrocher le soleil aujourd’hui
    ni d’ailleurs un autre jour
    cet os d’un étrange étranger trépassé dans un champ abandonné va être écrasé par une des roues au dessin géométrique et ensuite éparpillé par une des herses de la charrue et autant vous dire que les lois de la nature vont tout faire pour écarter inexorablement tous les morceaux les uns des autres …
  • Malédiction

    J’ai vu d’étranges étrangers trépasser sur des terres abandonnées
    Leurs os brillent quand ils affleurent
    Accrochant un rayon solaire égaré
    Ils se moquent de cette beauté poétique pour l’heure
    Leur conscience s’est éparpillée dans le néant infini
    Et omniprésent celui qui sépare la matière d’elle même
    Alors vous pensez bien la beauté poétique … 

    Pour l’heure l’os d’un étrange étranger
    A la faveur des différences de température se prépare à affleurer
    Mais les éléments une fois de plus sont contre lui 
    Dans la brumeuse et froide matinée un tracteur s’avance lentement mais sûrement
    Ses roues tracent un dessin géométrique dans la terre grasse
    Un tracé encore plus éphémère qu’un mandala tibétain
    La charrue oxygène la terre et efface efficacement toutes traces
    de géométrie tibétaine rendant l’aléatoire obligatoire
    et autant vous dire que l’os de l’étrange étranger que
    l’auriez vous oublié ? 
    Que cet os a peu de chance d’accrocher le soleil aujourd’hui
    ni d’ailleurs un autre jour
    cet os d’un étrange étranger trépassé dans un champ abandonné va être écrasé par une des roues au dessin géométrique et ensuite éparpillé par une des herses de la charrue et autant vous dire que les lois de la nature vont tout faire pour écarter inexorablement tous les morceaux les uns des autres …
  • spirales

    partout des gens meurent
    mon clavier tue
    l’électricité tue
    l’énergie tue
    tout tue
    assassins innocents ?
    oublions les guerres en notre nom
    effrayons-nous des peuples massacrés
    depuis des années
    nos mains rouge
    ne pas oublier
    nous sommes idem
    unique item démuni
    marionette coupable face voilée
    ignorant les souffrances faites en mon nom
    un paradis saccagé
    un paradis souillé
    Naïf je ne suis pas naïf
    les rancoeurs mènent aux combats
    les jalousies nous affaiblissent
    les faiblesses obéissant
    aimer
    aimer simplement
    nous voulons plus
    gloires éphémères
    destins brisés
    amours et haines
    tuer des innocents
    massacrer des terres fertiles
    nos dieux fument
    internet, jeux et mannequins
    colifichets toxiques
    nature indomptable
    le feu dans nos poches
    un éclair vif et destructeur
    schizophrène
    technologie commerciale
    esclave et scissions atomiques
    l’un sans l’autre
    nos pyramides sont ridiculement petite, énergivore
    auto-asservi nos limites
    créateur et destructeur
    ineluctable
    l’Homme détruit et reconstruit
    inlassablement
    marcher sur une plage
    écouter les vagues se noyer dans le sable
    les vagues defoncent lentement la falaise
    le feu se nourrit du bois
    ton coeur sous mes doigts
    le bruit du fer contre le fer
    être là et avoir mal
    être dérangé par l’innommable
    se battre et s’affronter en face à face
    pour soi, pour lui pas pour eux
    pas de conquète depuis un trône
    il faut suer son corps
    il faut suer la terre
    faisons envie
    soyons vivant
    n’obéissons pas