Nous avons noué tellement de liens autour de nos téléphones « intelligents » que, de nos jours, il est devenu plus facile et moins choquant de glisser la main dans la culotte d’une inconnue que de déverrouiller ce boîtier technique.
Auteur/autrice : andrea
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Des pressions
Comme un vide qui se creuse. Comme des patates dans le cœur. Comme une vie qui part en fumée. Des envies de pleurer sans raison. Des raisons qui s’ignorent. Une peau abandonnée sous des tissus synthétiques faits par des machines. Des machines conçues pour broyer le vivant. Le vivant qui pleure des larmes dessalées. Des larmes sans goût, dégoûtantes. Des fleuves écœurants de sentimentalisme. Mentalité de pauvres, de losers, de perdants. De père en fils. Ascendant, descendant. Je n’en peux parfois plus.
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Le film de la veille : Parthenope
je suis complètement passé à coté de ce film.
Une histoire de petits-bourgeois.
J’ai juste retenu une chose : cette petite-bourgeoise se fait draguer par le roi des bas-fonds napolitains, qui l’emmène dans des ruelles festives, joyeuses, poétiques parfois. Ils passent devant des appartements insalubres mais pleins d’enfants, des ruelles sombres et « inquiétantes ». Il l’invite à assister à un rite d’union sexuelle impudique, « vulgaire » et voyeuriste entre deux familles de notables du coin. Elle se fait « sauter » par ce roitelet qui la renvoie à sa bourgeoisie de façon radicale : « C’est moi qui te recontacterai. » La blague ! Suite à cette balade, elle en tombe enceinte – le ventre fécond de la ville ? Elle se fait avorter alors qu’à l’époque, c’est interdit.
Des amours gâchées, la frustration de l’inceste et de l’homosexualité – oui, ensemble ! – qui mènent au suicide. Une attirance de la belle jeune femme pour les vieux (frustration de l’auteur ?), des clopes pour faire « époque », un évêque obsédé sexuel, une machine maléfique qui stoppe le convoi funéraire, un grand intellectuel qui a accouché d’un enfant solaire gigantesque… Bref : un inventaire à la Fellini du pauvre, sans que je n’y voie aucune ambition. De belles images, parfois…


