SPYRIT-O-KORPO.XYZ

Auteur/autrice : andrea

  • Normal

    désespérément normal
    nulle part je n’ai vraiment mal
    je regarde le monde dériver
    en faisant une ronde
    je n’ai plus peur du quotidien
    conscience sans vacances
    vacances
    absences de vacation
    l’ombre de Rodin ne m’effraie plus
    qu’en dites vous Mr Rielke ?
    oui les sculpteurs sont les poètes
    oui les sculpteurs sont des dieux
    donner vie à la matière
    l’immortalité figé d’un moment
    etc.
    désespérément normal
    je sculpte ma vie au quotidien
    je n’effraie pas, plus
    je navigue à vue
    sur des chemins balisés
    je ne me fie plus aux étoiles
    pour avancer vers le néant
    d’ailleurs Aventure
     je ne te croise plus beaucoup
    je perçois parfois ton sonar
    au creux de certaines insomnies
    écho monotone, atone
    qui contraste avec mon quotidien
    serein

  • Normal

    désespérément normal
    nulle part je n’ai vraiment mal
    je regarde le monde dériver
    en faisant une ronde
    je n’ai plus peur du quotidien
    conscience sans vacances
    vacances
    absences de vacation
    l’ombre de Rodin ne m’effraie plus
    qu’en dites vous Mr Rielke ?
    oui les sculpteurs sont les poètes
    oui les sculpteurs sont des dieux
    donner vie à la matière
    l’immortalité figé d’un moment
    etc.
    désespérément normal
    je sculpte ma vie au quotidien
    je n’effraie pas, plus
    je navigue à vue
    sur des chemins balisés
    je ne me fie plus aux étoiles
    pour avancer vers le néant
    d’ailleurs Aventure
     je ne te croise plus beaucoup
    je perçois parfois ton sonar
    au creux de certaines insomnies
    écho monotone, atone
    qui contraste avec mon quotidien
    serein

  • Je me sens si pathétiquement triste parfois

    J’ai envie de déchirer mon oreiller
    d’arracher les ressorts de mon matelas un par un
    de tendre les draps comme les voiles d’un bateau de pirate
    et traverser des tempêtes d’eau salée
    mais ma vieille barque est sur une mare désespérément calme
    seule ma canne frissone au gré de mes tremblements
    petit à petit mon ciel se vide
     une légère brise emporte mes nuages vers d’autres cieux
    je me retourne
    tapote mon oreiller
    regarde le réveil
    et soupire
    j’ai envie
    tu dors tranquillement 
    je prends tristement un livre
    substitut émotionnel en espérant trouver le sommeil de l’ennui