l’eau de vie coule dans mes veines, elle irradie mon esprit, pollue mes pensées, brises mes barrières érigées quotidiennement, mes pensées vacillent et titubent je pourrai être le maitre du monde, mais je renverse mon verre, et mouille mon pantalon, j’ai froid, les trottoirs maudissent ma rencontre, j’ai pleuré, vomi, conchié mon prochain et son semblable, vitupéré contre les empêcheurs de tourner en rond, ma tête a tourné j’ai eu la nausée, mes amis s’enfuient, il a plu, j’ai déplu, les rues sont mouillées et mon pantalon aussi, je glisse, je tombe le caniveau est une rivière de larme, je m’appuie sur une voiture, l’eau de vie, l’eau de mort, l’esprit sans l’essence je m’enflamme, je tape sur ta voiture sur ta poubelle, je n’ai pas baisé cette grosse pute, et je cris quant tu dors, je t’emmerde je m’endors sur ton capot de voiture encore chaud, la neige tombe, il fait froid je dors sur ton capot de voiture, les voitures passent, il neige, je disparais, je dors, il neige, j’ai froid sur ton capot de voiture chaud, les lumières sont belles par alternance, rouge, rien, rouge, rien, rouge, … du bruit, il fait froid, je dors, ils s’agitent, ton capot est encore un peu chaud, je dors, on me bouscule, on me parle, oui, on me parle et alors j’ai pas baisé cette pute, je veux dormir, dormir, dormir, le monde tourne, tourne se retourne, une douce chaleur le monde bouge et avance quand je dors sans rêve, sans toi sans toit je suis perdu avec toi sous un toit je suis reclu, je dors dors sans rêve sans rêve, tes mains professionnellement me manipulent, me glisse sous les draps, me ponctionne, je m’en fous j’ai pas baisé cette pute et je suis bourré, je ne sais pas qui tu es et je m’en fous, tu connais son numéro? je vais lui pourrir la vie, arrête de bouger les murs j’ai la nausée, c’est dégueulasse j’en ai dans le nez, je veux dormir, dormir dormir sans rêve, oublier, inexister, dormir dormir dormir dormir dormir zzzzzzzzz
Auteur/autrice : andrea
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Ivresse
l’eau de vie coule dans mes veines, elle irradie mon esprit, pollue mes pensées, brises mes barrières érigées quotidiennement, mes pensées vacillent et titubent je pourrai être le maitre du monde, mais je renverse mon verre, et mouille mon pantalon, j’ai froid, les trottoirs maudissent ma rencontre, j’ai pleuré, vomi, conchié mon prochain et son semblable, vitupéré contre les empêcheurs de tourner en rond, ma tête a tourné j’ai eu la nausée, mes amis s’enfuient, il a plu, j’ai déplu, les rues sont mouillées et mon pantalon aussi, je glisse, je tombe le caniveau est une rivière de larme, je m’appuie sur une voiture, l’eau de vie, l’eau de mort, l’esprit sans l’essence je m’enflamme, je tape sur ta voiture sur ta poubelle, je n’ai pas baisé cette grosse pute, et je cris quant tu dors, je t’emmerde je m’endors sur ton capot de voiture encore chaud, la neige tombe, il fait froid je dors sur ton capot de voiture, les voitures passent, il neige, je disparais, je dors, il neige, j’ai froid sur ton capot de voiture chaud, les lumières sont belles par alternance, rouge, rien, rouge, rien, rouge, … du bruit, il fait froid, je dors, ils s’agitent, ton capot est encore un peu chaud, je dors, on me bouscule, on me parle, oui, on me parle et alors j’ai pas baisé cette pute, je veux dormir, dormir, dormir, le monde tourne, tourne se retourne, une douce chaleur le monde bouge et avance quand je dors sans rêve, sans toi sans toit je suis perdu avec toi sous un toit je suis reclu, je dors dors sans rêve sans rêve, tes mains professionnellement me manipulent, me glisse sous les draps, me ponctionne, je m’en fous j’ai pas baisé cette pute et je suis bourré, je ne sais pas qui tu es et je m’en fous, tu connais son numéro? je vais lui pourrir la vie, arrête de bouger les murs j’ai la nausée, c’est dégueulasse j’en ai dans le nez, je veux dormir, dormir dormir sans rêve, oublier, inexister, dormir dormir dormir dormir dormir zzzzzzzzz
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Une Life
Adulé par une mère frustrée de sa propre vie
la femme ultime laisse peu de place aux autres
un père aimé par son fils mais délaissé par sa femme
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristeà l’ombre d’un ainé aimé, la lumière est rare
les failles de la femme ultimes enflamment
et la canne du père qui enrage est un appui précaire
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristele moineau bientôt s’envole et convole de nid en nid
la femme ultime devient mère solitaire
il s’enfonce dans la terre et crée son univers
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristele poussin ébloui par la lumière s’aveugle et patauge
désemparée elle hésite et essaie sans conviction
il cultive son prochain comme son jardin
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristede nid en nid, la nature est enfouie
laissant la laisse en traîne elle avance à petit pas
le jardin prospère et nourri le foyer triste
qu’il est triste le monde par le mauvais bout de la lorgnetteurgence flamboyante royaume sans couronne
elle délaisse la laisse et enlace froidement
les tomates sont belles mais amères et le sucre manque
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristemais inopinément la nature et le désir s’éveillent
la laisse se tends, le ventre est vide
la terre féconde les aigreurs
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristepas à pas l’univers s’est assemblé autour de la faille
la frustration de l’un, le dédain de l’autre
la vie s’éteint autour, les arbres et la terre sont fidèles
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristele monde factice est une maigre consolation
elle se lance dans la nouvelle bataille maternelle
maugréant et dédaignant il accepte le combat
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristemais la faille est là et l’univers impitoyable
aveugle elle s’enthousiasme pour le pousse de sa lumière
il tends la main discrètement la main dans l’ombre
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristeon fait comme si, et on module la nature
elle s’épanouie de l’enfant de son amour
oublié, il soutient et console les frustrations
par le mauvais bout de la lorgnette le monde est tristepar monts et par vaux

