SPYRIT-O-KORPO.XYZ

Auteur/autrice : andrea

  • Ivresse

    l’eau de vie coule dans mes veines, elle irradie mon esprit, pollue mes pensées, brises mes barrières érigées quotidiennement, mes pensées vacillent et titubent je pourrai être le maitre du monde, mais je renverse mon verre, et mouille mon pantalon, j’ai froid, les trottoirs maudissent ma rencontre, j’ai pleuré, vomi, conchié mon prochain et son semblable, vitupéré contre les empêcheurs de tourner en rond, ma tête a tourné j’ai eu la nausée, mes amis s’enfuient, il a plu, j’ai déplu, les rues sont mouillées et mon pantalon aussi, je glisse, je tombe le caniveau est une rivière de larme, je m’appuie sur une voiture, l’eau de vie, l’eau de mort, l’esprit sans l’essence je m’enflamme, je tape sur ta voiture sur ta poubelle, je n’ai pas baisé cette grosse pute, et je cris quant tu dors, je t’emmerde je m’endors sur ton capot de voiture encore chaud, la neige tombe, il fait froid je dors sur ton capot de voiture, les voitures passent, il neige, je disparais, je dors, il neige, j’ai froid sur ton capot de voiture chaud, les lumières sont belles par alternance, rouge, rien, rouge, rien, rouge, … du bruit, il fait froid, je dors, ils s’agitent, ton capot est encore un peu chaud, je dors, on me bouscule, on me parle, oui, on me parle et alors j’ai pas baisé cette pute, je veux dormir, dormir, dormir, le monde tourne, tourne se retourne, une douce chaleur le monde bouge et avance quand je dors sans rêve, sans toi sans toit je suis perdu avec toi sous un toit je suis reclu, je dors dors sans rêve sans rêve, tes mains professionnellement me manipulent, me glisse sous les draps, me ponctionne, je m’en fous j’ai pas baisé cette pute et je suis bourré, je ne sais pas qui tu es et je m’en fous, tu connais son numéro? je vais lui pourrir la vie, arrête de bouger les murs j’ai la nausée, c’est dégueulasse j’en ai dans le nez, je veux dormir, dormir dormir sans rêve, oublier, inexister, dormir dormir dormir dormir dormir zzzzzzzzz              

  • Ivresse

    l’eau de vie coule dans mes veines, elle irradie mon esprit, pollue mes pensées, brises mes barrières érigées quotidiennement, mes pensées vacillent et titubent je pourrai être le maitre du monde, mais je renverse mon verre, et mouille mon pantalon, j’ai froid, les trottoirs maudissent ma rencontre, j’ai pleuré, vomi, conchié mon prochain et son semblable, vitupéré contre les empêcheurs de tourner en rond, ma tête a tourné j’ai eu la nausée, mes amis s’enfuient, il a plu, j’ai déplu, les rues sont mouillées et mon pantalon aussi, je glisse, je tombe le caniveau est une rivière de larme, je m’appuie sur une voiture, l’eau de vie, l’eau de mort, l’esprit sans l’essence je m’enflamme, je tape sur ta voiture sur ta poubelle, je n’ai pas baisé cette grosse pute, et je cris quant tu dors, je t’emmerde je m’endors sur ton capot de voiture encore chaud, la neige tombe, il fait froid je dors sur ton capot de voiture, les voitures passent, il neige, je disparais, je dors, il neige, j’ai froid sur ton capot de voiture chaud, les lumières sont belles par alternance, rouge, rien, rouge, rien, rouge, … du bruit, il fait froid, je dors, ils s’agitent, ton capot est encore un peu chaud, je dors, on me bouscule, on me parle, oui, on me parle et alors j’ai pas baisé cette pute, je veux dormir, dormir, dormir, le monde tourne, tourne se retourne, une douce chaleur le monde bouge et avance quand je dors sans rêve, sans toi sans toit je suis perdu avec toi sous un toit je suis reclu, je dors dors sans rêve sans rêve, tes mains professionnellement me manipulent, me glisse sous les draps, me ponctionne, je m’en fous j’ai pas baisé cette pute et je suis bourré, je ne sais pas qui tu es et je m’en fous, tu connais son numéro? je vais lui pourrir la vie, arrête de bouger les murs j’ai la nausée, c’est dégueulasse j’en ai dans le nez, je veux dormir, dormir dormir sans rêve, oublier, inexister, dormir dormir dormir dormir dormir zzzzzzzzz              

  • Une Life

    Adulé par une mère frustrée de sa propre vie
    la femme ultime laisse peu de place aux autres
    un père aimé par son fils mais délaissé par sa femme
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    à l’ombre d’un ainé aimé, la lumière est rare
    les failles de la femme ultimes enflamment
    et la canne du père qui enrage est un appui précaire
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le moineau bientôt s’envole et convole de nid en nid
    la femme ultime devient mère solitaire
    il s’enfonce dans la terre et crée son univers
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le poussin ébloui par la lumière s’aveugle et patauge
    désemparée elle hésite et essaie sans conviction
    il cultive son prochain comme son jardin
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    de nid en nid, la nature est enfouie
    laissant la laisse en traîne elle avance à petit pas
    le jardin prospère et nourri le foyer triste
    qu’il est triste le monde par le mauvais bout de la lorgnette

    urgence flamboyante royaume sans couronne
    elle délaisse la laisse et enlace froidement
    les tomates sont belles mais amères et le sucre manque
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    mais inopinément la nature et le désir s’éveillent
    la laisse se tends, le ventre est vide
    la terre féconde les aigreurs
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    pas à pas l’univers s’est assemblé autour de la faille
    la frustration de l’un, le dédain de l’autre
    la vie s’éteint autour, les arbres et la terre sont fidèles
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    le monde factice est une maigre consolation
    elle se lance dans la nouvelle bataille maternelle
    maugréant et dédaignant il accepte le combat
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    mais la faille est là et l’univers impitoyable
    aveugle elle s’enthousiasme pour le pousse de sa lumière
    il tends la main discrètement la main dans l’ombre
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    on fait comme si, et on module la nature
    elle s’épanouie de l’enfant de son amour
    oublié, il soutient et console les frustrations
    par le mauvais bout de la lorgnette le monde est triste

    par monts et par vaux