assis sur la promenade je regarde au loin
la naissance fascinante d’une tempête
le vent glisse sur l’eau
comme sur les plumes des oiseaux
créant par jeu de petites vaguelettes
l’océan surpris s’éveille
comme tiré d’un long sommeil
ce vent délicat est bien joueur
s’échappant d’une dépression nuageuse
qui menaçait d’être orageuse
pour éveiller de vieux souvenir
sur une surface bien fragile
sous couvert d’évangile
qui fit plus que les réunir
l’océan oublia son désarroi
Semblant se dresser contre ce vent discret
Il agita de minuscules vaguelettes
Que par jeu le vent faisait sauter
L’écume rieuse ne se faisait pas prier
Bientôt les vaguelettes devinrent des cathédrales
Et l’on ne distinguait plus l’eau de l’air
Dans un maelstrom gigantesque
Naquit une tempête gargantuesque
Se nourrissant l’une de l’autre
A l’abri des regards loin des terres
Se déroulait une invraisemblable
Confusion
Pourtant moi loin de tout
Je sentais ces vibrations
Le fracas de l’eau salée qui retombe
Le vent qui soulève les gerbes
Je voyais les oiseaux revenir
Prévenant les marins aguerris
D’eviter cette zone de turbulences
Inquiet et désabusé ils restaient à quai
Il faut que la nature se libère
Pensaient-ils

