Je ne suis pas que le monstre que tu vois en moi, j’en suis un autre que tu ne peux pas voir, que seuls quelques clochards, quelques alcooliques et autres misérables peuvent apercevoir, je n’ai rien de sublime, de créatif, je suis vide, creux, illusoire et deja poussiéreux. Nonobstant je suis fier et prétentieux et je t’envie, oui malgré tes mots cruels je t’envie, j’envie ta créativité, ta réussite, tes passions. J’aurais aimé avoir, moi aussi, une façade aussi belle, aussi lumineuse, aussi rentable à ma propre ruine.
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Dilemme
ou pas . ..
Si, dans mon quartier, un sombre connard, se fait agresser par un autre connard de force égale, je pense que je peux les laisser se démerder,.
Mais si dans notre quartier le premier se fait agresser par une bande de connard de force supérieure, que devons nous faire ?
Et si les copains de la bande viennent les renforcer, devons nous laisser faire et attendre que cela soit notre tour.
Et si les fdo viennent intervenir et tirent dans le tas sans distinction de qui agresse qui, nous devons fermer les yeux et prier pour en réchapper ?
Ce n’est pas facile d’affronter la violence, de lui faire face, ce n’est pas facile d’affronter la stupidité de rester digne et intègre, mais il le faut, nous les « humanistes » sommes les plus nombreux, car qui souhaite autre chose qu’être heureux et que les autres le soient aussi ? Au fond j’ose espérer, croire et penser que c’est finalement ce que nous voulons tous
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En vie
Le génie ne s’est pas abattu sur moi,
Il ne m’a même pas effleuré.
Comme les simples, je le suis parfois,
Et je regarde le monde, apeuré.
J’ai échappé aux destins grandioses,
Je me suis fondu dans la masse.
J’ai parfois cueilli des roses
Qui m’ont fait des crasses ;
Elles aussi ont fini par faner,
Sauf toi, tu es restée magnifique.
Mais toutes hantent mes regrets
Avec le parfum d’une basilique.
J’ai hissé tant de voiles,
Navigué le long des côtes, à poil.
Le temps est passé, il n’en restera rien.
Qui se souvient des champs de la côte basse ?
Qui se souvient des chants que le vin arrose ?
Au fond de la nuit, je fus parfois effrayé
Par les décisions des antiques et vieux rois.
Mais la révolte ne s’est pas abattue sur moi,
Elle m’a effleuré, j’ai manifesté.
Peu de choses ont changé,
Mais j’ai appris à croire
Que les grands soirs
Se font autour d’une table,
Avec des amis véritables,
Et que sans amour,
La vie n’a pas le même goût.


