l’informatique est le prolongement de l’écriture qui est le prolongement de la pensée et paradoxalement l’écriture peut manger la pensée et l’informatique mange la pensée
Je m’explique ou je précise, voir je complète bref, je corrige, car ma pensée ne s’est pas exprimée correctement.
L’écriture peut manger la pensée comme l’homme laisse l’informatique effacer l’écriture
Non
L’écriture peut manger la pensée comme l’homme laisse l’informatique effacer l’écriture. Pourquoi l’homme ? l’humain. L’écriture peut manger la pensée comme l’humain laisse l’informatique effacer l’écriture
Non
L’écriture peut manger la pensée comme l’humain laisse l’informatique effacer l’écriture. Pourquoi l’humain ? not all humanoid. L’écriture peut manger la pensée comme certains humains laissent l’informatique effacer l’écriture
Non, encore fois non, ce n’est pas ce que je veux dire, ce n’est pas totalement ce que je veux dire. L’écriture peut manger la pensée comme certains humains laissent l’informatique effacer l’écriture. Ces humains* ne laissent pas faire, ils contrôlent, peut-être pas sciemment, mais c’est fortement probable, en tous les cas avec le but de maintenir, voir, d’augmenter leur puissance, leur pouvoir. Sinon pourquoi ils ne laissent pas l’outil libre ? l’écriture peut manger la pensée comme certains humains effacent petit à petit l’écriture.
Pourquoi feraient-ils une chose pareille ? pardon pourquoi font-ils une chose pareille ?
J’ai déjà un peu répondu, mais je vais compléter. De la même façon que l’écriture a longtemps été réservée à la classe « dominante » il a fallu très vite lutter contre l’outil émancipateur que pouvait être l’informatique et en faire une arme de soumission. Oui, j’assume un fait qui va peut-être choquer les amoureux des livres. L’écriture a été une arme de soumission. Il faut de l’espace et du temps pour apprendre à lire, à écrire et à comprendre les règles. Les règles avaient, au départ pour but l’harmonisation, il était bien de mettre un peu d’ordre dans ce qui pouvait être chaotique. Les règles sont rapidement devenues stupidement élitistes et ont eu pour but assumé de préserver le pouvoir en place.
Au départ l’informatique procédait de même : comme l’écriture à son époque, il fallait des moyens et du temps pour maitriser l’outil. Puis en se « vulgarisant » l’informatique aurait pu, comme l’écriture devenir un outil d’émancipation, de transmission. Les pouvoirs en place, encore une fois, ne pouvaient laisser se diffuser une arme qui aurait pu les « effacer », ils possèdent toute la chaine de fabrication matérielle et de logiciel. Ils se sont alliés et ils ont de l’informatique une plateforme de consommation et de soumission aussi puissante que l’écriture l’a été pour la parole et j’ajoute la parole pour la pensée. Oui, il me semble à propos d’ajouter cette nouvelle étape cruciale : la parole. La parole, l’écriture, l’informatique.
L’informatique, comme l’écriture et la parole sont devenus des armes de destruction de la pensée. J’imagine les élites et certains intellectuels se figer. Je vous le demande : qu’est-ce qui se diffusait le plus ? les philosophies ou les récits divins ? quels étaient les livres les plus vendus et à qui étaient-ils vendus ? combien d’encyclopédie à l’époque de Diderot pour combien de bibles ? oui les « puissants » lisaient aussi la bible, pour eux c’était un manuel de construction quand il était un manuel d’utilisation pour la « masse » non ou mal éduquées … et n’oubliez pas que les choses ne se sont jamais faites d’un coup, mais sont toujours le fruit d’une « évolution » si nous pouvons vraiment utiliser ce terme …
Que les choses soient claires, je pense que la parole, l’écriture et l’informatique sont intrinsèquement parmi les meilleures choses qui soient arrivées à l’être humain. Ce que je déplore, c’est l’usage d’asservissement de la masse par une minorité de plus en plus réduite. Nous sommes loin des guides qui trouvaient les meilleures terres, les meilleurs climats. Il fut une époque où les guides cédaient naturellement leurs places à meilleur qu’eux, et cela, pour le bien de la communauté. J’ai la certitude que la communauté les maintenait en leur sein, à chacun sa tâche, et on protège les plus faibles. Nous avons dorénavant des puissants qui se transmettent le pouvoir au mépris des compétences comme si c’étaient des acquis naturels. Les efforts pour faire reconnaitre une compétence quand on est dans la masse sont disproportionnés et ne servent plus en totalité à la communauté, mais essentiellement à préserver les acquis des bouffeurs d’étoiles.
Un marteau qui enfonce un clou dans le bois, c’est dans l’ordre des choses, mais quand il l’enfonce dans un cerveau ? (que cela soit au propre comme au figuré)
* Combien faut-il de la frustration pour en arriver à de tels manques et à un tel besoin de domination …


