Le mystère des 18 centimes : qui gagne vraiment ?

Le mystère des 18 centimes : qui gagne vraiment ?

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Le problème central : où va l’argent ?

Le gouvernement annonce une baisse de 18 centimes par litre à la pompe pendant trois mois. Mais il ne dit pas à quel prix il vend le gazole aux distributeurs.

C’est problématique parce que :

Le gazole des réserves coûte 0,28 €/litre (acheté avant, à bas prix)
Le gazole du marché coûte 1,10 €/litre (prix actuel)
L'écart est de 0,82 € par litre

Si le gouvernement vend aux distributeurs à 0,70 €/litre par exemple, il y a une différence de 0,40 € par rapport au marché. Cette différence, qui vient de vos impôts (c’est l’argent public), pourrait :

Soit réduire le prix à la pompe (ce qu'on espère)
Soit gonfler les marges des distributeurs (ce qu'on craint)

Personne ne sait comment elle est partagée.
Les trois questions concrètes

  1. À quel prix exactement le gouvernement cède-t-il le gazole aux distributeurs ?
    → Cette information n’est pas publique. C’est opaque.
  2. Comment garantir que les distributeurs répercutent vraiment la baisse à la pompe ?
    → Ils se sont « engagés » volontairement, mais rien n’est contrôlé. Ils pourraient garder une partie de l’avantage comme profit supplémentaire.
  3. Quel en sera le coût réel pour l’État et pour vous ?
    → Mobiliser des stocks bon marché pour les vendre moins cher, c’est perdre de l’argent public. De plus, il faudra reconstituer ces stocks plus tard, peut-être à des prix plus hauts.
    Ce qu’il faudrait savoir Le prix exact de vente aux distributeurs
    Un audit régulier des prix pratiqués à la pompe pour vérifier que la baisse promised est respectée
    Le coût total pour l’État (différence entre ce qu’on perd et ce que les consommateurs gagnent)
    Pourquoi maintenant ? C’est une décision politique ou économique justifiée ?

Le soupçon légitime

Sans transparence, on peut se demander si cette mesure aide surtout les automobilistes (objectif affiché) ou les distributeurs (qui profitent d’une réduction de coûts sans obligation de baisse proportionnelle à la pompe).

C’est de l’argent public en jeu. Il devrait y avoir de la transparence.



Après l’annonce de Sébastien Lecornu hier, le 7 octobre, une question demeure : à qui profite vraiment la mise à disposition de ces 10 millions de barils de gazole ?

Ces réserves ont été constituées avant la crise, quand le carburant coûtait bien moins cher qu’aujourd’hui. Elles ont été financées par l’argent public — autrement dit, par la collectivité et par nos impôts. Le gouvernement annonce une baisse de 12 à 18 centimes par litre, mais sans rendre pleinement transparent le prix auquel les distributeurs achèteront ce carburant ni la façon dont l’avantage sera partagé.

Si les distributeurs obtiennent un carburant issu de stocks anciens à un coût inférieur à celui du marché actuel, qui peut garantir que toute la différence sera répercutée à la pompe ? L’État en récupérera une part par la TVA et les autres prélèvements, mais cette contribution fiscale ne signifie pas que l’avantage revient aux citoyens. L’essentiel du gain peut rester dans les marges privées, tandis que l’impôt sur les bénéfices, lui, ne récupère qu’une partie de ces profits — et que les grandes entreprises disposent souvent de moyens pour en réduire la facture fiscale.

Et si les cours baissent ensuite, par exemple avec la réouverture du détroit d’Ormuz, il faudra reconstituer les réserves, peut-être à un prix supérieur. Pourquoi puiser maintenant dans un stock public, et selon quelles règles ? Pourquoi les citoyens devraient-ils financer le risque collectif alors que les bénéfices éventuels restent largement privés ?

Nos ressources communes ne devraient pas servir à protéger les marges des distributeurs. Publiez le prix de cession, imposez une baisse vérifiable à la pompe et rendez des comptes sur l’usage de l’argent public. Sinon, autant le dire franchement : la collectivité supporte le coût, les automobilistes n’en voient qu’une petite baisse, et les distributeurs gardent l’essentiel de l’avantage.


ce texte a été corrigé avec l’aide d’ IA mais le fond est personnel


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