Catégorie : Textes

Textes

  • Texte qui me hante Fin

    Texte qui me hante Fin

    le 13 fevrier 2025

    Irae dans tes yeux, tu serres les poings
    Tes nerfs à fleur de peau, ta haine exsude
    Il n’y a plus que toi et mes frustrations
    Ton imagination m’atomise

    Je suis mort mon amour
    Mon amour, tu m’as tué
    Je suis mort mon amour

    Ton amour s’est noyé, lessivé par tes amitiés
    Ghosté en douceur, je suis devenu une ombre
    Une vieille habitude désaccordée

    Même la pluie et le beau temps forment des orages
    Nos peaux s’évitent, repoussent les intimités,
    les draps sont une frontière infranchissable

    J’ai eu confiance, j’ai été humilié
    rejeté, conspué, voué aux gémonies
    j’ai pleuré, j’ai crié ma douleur

    Je suis mort mon amour
    Mon amour, tu m’as tué
    Je suis mort mon amour

  • Texte qui me hante : Tango

    Texte qui me hante : Tango

    Avril 2019

    Une fine couche craque
    Les pieds s’enfoncent
    Le vent siffle une mélodie triste

    un tango glacé danse devant mes yeux
    J’esquisse une trame avant d’être vieux
    J’entends tomber une étoile devant un dieu
    Quand le froid envahi la ville, je suis heureux.

    Mais comment glisser sur une dalle
    Et oublier de chavirer en humant
    Ton parfum celui des…

    Ne prends pas le train,
    Ne tombe pas dans le train-train
    Tu manques d’entraînement

  • 13112022-3

    13112022-3

    nous avons refusé la puissance naturelle
    pour nous lover, crédule
    au cœur de puissances humaines obscures.
    la peur des intempéries,
    la peur des attaques
    et déjà, la peur de l’inconnu,
    nous ont jeté entre des mains avides
    de nos sangs de nos sueurs et de nos spermes.

    Désormais, ils spéculent sur nos maladies et sur nos morts,
    asservissant les ventres de nos femmes,
    vendant nos enfants aux plus offrant,
    en attendant de pouvoir se passer d’elles, de nous.

    Réservoir de pièces détachées,
    pièces interchangeables au prix fort,
    nos corps ne sont plus à nous :
    tatouons-nous perçons nous illusionnons nous,
    mais soyons sain, ils ont besoin de nos reins
    pour être éternellement dominateur

    créant des machines toujours plus cruelles,
    ils marchent sur nos vies, dans la crainte d’une guerre,
    d’une crise, notre bonheur est fragile,
    c’est le prix de notre confort,
    de nos films, de nos livres, de notre sécurité.

    Nous ne pouvons plus crier
    sans être enfermés
    nous ne pouvons plus aimer
    sans être vilipendé
    nous vivons sur des passages cloutés
    de plus en plus étroits

    nos voisins sont suspects,
    la nuit effrayante, nos nourritures toxiques.
    Nous refusons la douleur et la mort.
    Nos corps puent sans leurs parfums synthétiques.
    Nos peaux sont fades sans leurs maquillages.
    Les mannequins des vitrines sont plus humains
    et nous avançons mécaniquement
    pas cadencés par des montres autoritaires
    nous sommes les zombies trop nombreux
    d’un monde technologique qui ne veut plus de nous.