assis sur la promenade je regarde au loin
la naissance fascinante d’une tempête
le vent glisse sur l’eau
comme sur les plumes des oiseaux
créant par jeu de petites vaguelettes
l’océan surpris s’éveille
comme tiré d’un long sommeil
ce vent délicat est bien joueur
s’échappant d’une dépression nuageuse
qui menaçait d’être orageuse
pour éveiller de vieux souvenir
sur une surface bien fragile
sous couvert d’évangile
qui fit plus que les réunir
l’océan oublia son désarroi
Catégorie : Non classé
Divers – Non Classé
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tempete
Semblant se dresser contre ce vent discretIl agita de minuscules vaguelettesQue par jeu le vent faisait sauterL’écume rieuse ne se faisait pas prierBientôt les vaguelettes devinrent des cathédralesEt l’on ne distinguait plus l’eau de l’airDans un maelstrom gigantesqueNaquit une tempête gargantuesqueSe nourrissant l’une de l’autreA l’abri des regards loin des terresSe déroulait une invraisemblableConfusionPourtant moi loin de toutJe sentais ces vibrationsLe fracas de l’eau salée qui retombeLe vent qui soulève les gerbesJe voyais les oiseaux revenirPrévenant les marins aguerrisD’eviter cette zone de turbulencesInquiet et désabusé ils restaient à quaiIl faut que la nature se libèrePensaient-ils -
Religion
Le petit Jésus dépité se présente devant la crèche
Devant la grille il interpelle la gardienne revêche
Qui accablée et sans lever les yeux de sa bible
Lui indique les horaires d’entrée incompatiblePenaud il s’en retourne avec ses parents
Une vierge et un spécialiste de la poutre
Dans le cocon de coton qu’ils occupent
A proximité de la sortie de l’oléoducDocile il s’en remet aux instructions
Et se présente quand la religieuse
Lui ouvrant les miracles de la création
Pose sa bible et se sent bidouilleuseParfois il rode affamé devant la barrière
Et il s’émeut des éclats de rire
D’autres divinité tentent la templière
Qui parfois ferme son livre pour sourireIl tempête quand le fâcheux s’éloigne
Les horaires elle désigne attristée
Les grilles closes sont restées
Mais il reste en dehors du bagne -
Révélation
(Etre une femme, Etre un homme
Juste l’apparence de vos pensée rances
Oublier la vérité, ce n’est pas une mode
Tu peux si tu le veux faire ce que tu veux
Mais tu ne peux pas changer ton essence
Tu peux couper, taillader, greffer
Mais tu ne peux pas changer ton essence
Te maquiller, te laisser aller, épiler, laisser pousser
Mais tu ne peux pas changer ton essence
Avec une femme ou avec un homme
Mais tu ne peux pas changer ton essence
Revendiquer, pleurer, soumettre ou imposer
Mais tu ne peux pas changer ton essence
Ton corps est ovule ou sperme
Joue avec des gadgets, dedans dehors
Crache, graisse, lubrifie
Mais tu ne peux pas changer ton essence)Mais, toi, moi, vous ou nous
Pour les fêtes on joue l’apparat,
Extravaganza,
Quand au quotidien tu respires
Tu aspires
Une vie d’envie simple
Et même quand tu es à genoux
je ne suis pas à la hauteur
je reste le petit garçon qui veut plaire
j’aime les résilles et la dentelle
Les talons dangereux,
l’étalon heureux
me nourrir de ton corps
te nourrir de mon corps
accourir à bon port
quand tu m’abordes que tu me sabordes
je prends l’eau de toutes part
et tu fais tomber mes remparts
chancelant je succombe

