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Catégorie : Non classé

Divers – Non Classé

  • Jour de marché

    un vent glacial souffle sur la ville aux rues ensoleillées
    les regards coupables sur les visages du marché
    le silence, le vide, la peur, les nouvelles habitudes
    face à la crainte nos gestes deviennent rudes
    les fruits et légumes indifférents à nos soucis
    se parent de leurs couleurs printanières et je ris
    les sacs et caddies se remplissent de victuailles
    on imagine la tristesse des futures ripailles
    face à face confiné sans invité
    ou seul face à sa propre intimité
    en attendant nous sommes encore au marché
    les visages derrières des protections fragiles
    luttent pauvrement contre un virus trop agile
    les visages découvert se veulent confiant
    au milieu de ses légumes un visage souriant
    sait elle la fragilité à quoi tient sa vie
    lui a-t-on demandé son avis
    ce minuscule atome de vie se ballade
    depuis si longtemps sans être en rade
    mais nos corps affaiblis par des années
    de pression ne tiennent plus à nos vies surannées
    nous aurions besoin d’air dans nos poitrines
    et nous ne trouvons que de l’aspirine
    bientôt le souffle nous manquera cruellement
    et nos alvéoles attaquées mourront réellement
    je ne veux pas vous voir mourir
    sans vous avoir vu une dernière fois sourire

  • prem’s

    Viens je t’emmène

    Sur le chemin
    Qui passe sous les chênes
    D’un coup de reins 
    Nous serons à même
    De changer d’air
    Et si tu aimes
    Nous ferons la pair
    Nous verrons des paysages
    Merveilleux et sans âge
    Des chevaux sauvages
    Et nous mettrons nos papilles à la page
    En humant les parfums délicats
    D’une nature sans relicat 
    Je chercherai dans toute cette beauté
    Un sens une offrande de ma loyauté
    Tarabiscoté, exténué parfois, étrange
    Je ne me laisserai aller à la facilité
    Et je garderai l’insatiable faculté
    De garder ma curiosité en éveil
    Et j’effacerai les souvenirs
    Et 
  • tempete

    assis sur la promenade je regarde au loin
    la naissance fascinante d’une tempête 
    le vent glisse sur l’eau
    comme sur les plumes des oiseaux
    créant par jeu de petites vaguelettes
    l’océan surpris s’éveille
    comme tiré d’un long sommeil
    ce vent délicat est bien joueur
    s’échappant d’une dépression nuageuse
    qui menaçait d’être orageuse
    pour éveiller de vieux souvenir
    sur une surface bien fragile
    sous couvert d’évangile
    qui fit plus que les réunir
    l’océan oublia son désarroi

    Semblant se dresser contre ce vent discret
    Il agita de minuscules vaguelettes
    Que par jeu le vent faisait sauter
    L’écume rieuse ne se faisait pas prier
    Bientôt les vaguelettes devinrent des cathédrales
    Et l’on ne distinguait plus l’eau de l’air
    Dans un maelstrom gigantesque
    Naquit une tempête gargantuesque
    Se nourrissant l’une de l’autre
    A l’abri des regards loin des terres
    Se déroulait une invraisemblable
    Confusion
    Pourtant moi loin de tout
    Je sentais ces vibrations
    Le fracas de l’eau salée qui retombe
    Le vent qui soulève les gerbes
    Je voyais les oiseaux revenir
    Prévenant les marins aguerris
    D’eviter cette zone de turbulences
    Inquiet et désabusé ils restaient à quai
    Il faut que la nature se libère
    Pensaient-ils