SPYRIT-O-KORPO.XYZ

Auteur/autrice : andrea

  • Religion

    Le petit Jésus dépité se présente devant la crèche
    Devant la grille il interpelle la gardienne revêche
    Qui accablée et sans lever les yeux de sa bible
    Lui indique les horaires d’entrée incompatible

    Penaud il s’en retourne avec ses parents
    Une vierge et un spécialiste de la poutre
    Dans le cocon de coton qu’ils occupent
    A proximité de la sortie de l’oléoduc

    Docile il s’en remet aux instructions
    Et se présente quand la religieuse
    Lui ouvrant les miracles de la création
    Pose sa bible et se sent bidouilleuse

    Parfois il rode affamé devant la barrière
    Et il s’émeut des éclats de rire
    D’autres divinité tentent la templière
    Qui parfois ferme son livre pour sourire

    Il tempête quand le fâcheux s’éloigne
    Les horaires elle désigne attristée
    Les grilles closes sont restées
    Mais il reste en dehors du bagne

  • Révélation

    (Etre une femme, Etre un homme
    Juste l’apparence de vos pensée rances
    Oublier la vérité, ce n’est pas une mode
    Tu peux si tu le veux faire ce que tu veux
    Mais tu ne peux pas changer ton essence
    Tu peux couper, taillader, greffer
    Mais tu ne peux pas changer ton essence
    Te maquiller, te laisser aller, épiler, laisser pousser
    Mais tu ne peux pas changer ton essence
    Avec une femme ou avec un homme
    Mais tu ne peux pas changer ton essence
    Revendiquer, pleurer, soumettre ou imposer
    Mais tu ne peux pas changer ton essence
    Ton corps est ovule ou sperme
    Joue avec des gadgets, dedans dehors
    Crache, graisse, lubrifie
    Mais tu ne peux pas changer ton essence)

    Mais, toi, moi, vous ou nous
    Pour les fêtes on joue l’apparat,
    Extravaganza,
    Quand au quotidien tu respires
    Tu aspires
    Une vie d’envie simple
    Et même quand tu es à genoux
    je ne suis pas à la hauteur
    je reste le petit garçon qui veut plaire
    j’aime les résilles et la dentelle
    Les talons dangereux,
    l’étalon heureux
    me nourrir de ton corps
    te nourrir de mon corps
    accourir à bon port
    quand tu m’abordes que tu me sabordes
    je prends l’eau de toutes part
    et tu fais tomber mes remparts
    chancelant je succombe

  • La fenêtre

    Que vous importe mes chagrins successifs
    J’ai décroché avec délicatesse son soutif
    Et pris dans mes mains ses seins excessifs
    Avant d’en user d’un plaisir régressif
    « L’éternelle ritournelle des ailes d’hirondelles
    Passant et repassant laisse le passé se trépasser »
    Son sein je tétais quand les oiseaux
    Devant la fenêtre passaient, ses damnés tourtereaux
    Attirant mon attention j’en oubliais le temps
    La belle d’un coup de main me remis dans le rang
    Que lui importe les rêveries de son amant
    Quand l’eau du puits n’est pas tirée
    Je me remis donc à la tâche pour ne pas l’irriter