C’est la fin, la fin du début
retiré du rebut par la faim
le rebus fut étiré par l’allemand
qui tenait la main délicatement efféminée
d’un ami américain.
Ensemble, ils burent la lie jusqu’à l’hallali
le calice doré lançait des éclairs
dessinant un rebus menaçant dans l’air
la fine mélodie du début
tinta dans un rythme assourdissant
sur les bracelets étincelant
gris gris désuet d’un amour passé
Étiquette : proses
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Je vis, dans un corps mort depuis longtemps,
Une vie emplie d’envies inassouvies,
De besoins vitaux, repoussés à la limite.
Oui, j’erre dans une vie vendue,
vendant mon temps, mon corps,
pour un resto, un film, un téléphone.Je joue à des jeux qui me réconfortent,
me bercent d’illusions, écrasent le temps
inutile, factice, technologique, chimique.
Telles des prostituées trop maquillées,
des vitrines luxuriantes me hèlent,
en reflétant mon teint blafard.Dans les rues urbaines,
j’erre, pauvre héros, pauvre zéro,
plein de tentations, de frustrations,
maintenu dans un équilibre délicat
par des puissances inconnues,
par des marionnettistes frustrés eux-mêmes,
qui nous transmettent subtilement
leurs haines, leurs frustrations,
leurs peurs aveugles.Ils nous guident lentement,
mais sûrement, contre un mur lointain :
pour l’instant, ça va,
merci. -

Conscience
Je ne suis pas que le monstre que tu vois en moi, j’en suis un autre que tu ne peux pas voir, que seuls quelques clochards, quelques alcooliques et autres misérables peuvent apercevoir, je n’ai rien de sublime, de créatif, je suis vide, creux, illusoire et deja poussiéreux. Nonobstant je suis fier et prétentieux et je t’envie, oui malgré tes mots cruels je t’envie, j’envie ta créativité, ta réussite, tes passions. J’aurais aimé avoir, moi aussi, une façade aussi belle, aussi lumineuse, aussi rentable à ma propre ruine.

