Auteur/autrice : andrea

  • 13112022 2

    13112022 2

    C’est la fin, la fin du début
    retiré du rebut par la faim
    le rebus fut étiré par l’allemand
    qui tenait la main délicatement efféminée
    d’un ami américain.
    Ensemble, ils burent la lie jusqu’à l’hallali
    le calice doré lançait des éclairs
    dessinant un rebus menaçant dans l’air
    la fine mélodie du début
    tinta dans un rythme assourdissant
    sur les bracelets étincelant
    gris gris désuet d’un amour passé

  • 13112022

    13112022

    13112022

    Je vis, dans un corps mort depuis longtemps,
    Une vie emplie d’envies inassouvies,
    De besoins vitaux, repoussés à la limite.
    Oui, j’erre dans une vie vendue,
    vendant mon temps, mon corps,
    pour un resto, un film, un téléphone.

    Je joue à des jeux qui me réconfortent,
    me bercent d’illusions, écrasent le temps
    inutile, factice, technologique, chimique.
    Telles des prostituées trop maquillées,
    des vitrines luxuriantes me hèlent,
    en reflétant mon teint blafard.

    Dans les rues urbaines,
    j’erre, pauvre héros, pauvre zéro,
    plein de tentations, de frustrations,
    maintenu dans un équilibre délicat
    par des puissances inconnues,
    par des marionnettistes frustrés eux-mêmes,
    qui nous transmettent subtilement
    leurs haines, leurs frustrations,
    leurs peurs aveugles.

    Ils nous guident lentement,
    mais sûrement, contre un mur lointain :
    pour l’instant, ça va,
    merci.