Anywhere, circa mattina gennaio 2014 (NSG ?)

circa novembre 2022
je vis dans un corps mort depuis longtemps
une vie emplie d’envies inassouvies
de besoin vitaux repoussé à la limite.
oui, j’erre dans une vie vendue
vendant mon temps et mon corps
pour un resto, un film, un téléphone.
je joue à des jeux qui me réconfortent
et me bercent d’illusion, écrasent le temps
inutile, factice, technologique, chimique.
Telles des prostituées trop maquillées
des vitrines luxuriantes me hèlent
en reflétant mon teint blafard.
Dans les rues urbaines
j’erre pauvre héro, pauvre zéro,
pleins de tentations, de frustrations
entretenue dans un équilibre délicat
par des puissances inconnues,
par des marionnettistes frustrés eux même
qui nous transmettent subtilement
leurs haines et leurs frustrations
leurs peurs aveugles.
ils nous guident lentement
mais sûrement contre un mur lointain :
pour l’instant ça va,
merci
circa janvier 2019
Je joue dans le cimetière
Devant tes yeux de pierre
J’ai dessiné à la craie
Le parcours du vrai
Il passe et repasse
Mais jamais ne trépasse
Mais jamais ne trépasse
Mais jamais ne trépasse
J’ai revêtu une cape de laine
Qui me protège de la haine
Je vois bien que tu détestes
Que je joue avec les restes
De ces âmes en délire
Qui au son de ma lyre
Échappent à un dieu
Ne fait pas les gros yeux
C’est ton corps
En décomposition
Dévoré par la terre
La vie est infinie
Brûle Brûle Brûle
Et consume moi
De haut en bas