4 juin 2022

Journal du jour- je ne suis pas allé à la fête des sorcières de Malain

Il a fait chaud cet après-midi. Heureusement, je suis allé courir ce matin, un peu plus tard que prévu, et donc j’ai eu un peu chaud quand même, et nous ne sommes même pas encore en été. Je vais devoir m’acclimater, je faisais 82.6 kg avant de partir et 82,2 en rentrant, j’ai donc perdu 400 gr, mais voilà ma balance « Smart Body Analyzer » de chez « Withings » me dit que je suis passé de 32,4 % de matière grasse pour 82,6 kg soit 26,8 kg au départ et je suis arrivé avec 31,3 % de 82.4 kg (25,7 kg) j’ai donc perdu 1,1 kg de matière grasse, mais uniquement 400 gr de poids … Je crois que ma balance déconne … Bon, ce n’est pas très grave, elle n’est plus très jeune, et l’important est que je sois satisfait de ma course. J’ai ensuite trainé à la maison en faisant des échauffement de Tai Chi pendant que ma Chérie nous faisait ce qui allait être un délicieux riz à la noix de coco, courgette, curry et viande hachée. Puis nous avons trainé jusqu’à ce que Manu et Angelo partent à la fête des sorcières de Malain et moi à la sieste. Oui, bon d’accord, j’ai geeké un peu sur des conneries et j’ai surtout terminé mon bouquin « l’oiseau d’Amérique » puis j’ai testé ma future séance de relaxation de « la pelle festival », tout cela plus ma sieste m’a pris deux bonnes heures. Puis j’ai fait la vaisselle, j’ai écrit sur le livre et je suis parti pour aller changer l’étrier de frein du vélo de ma chérie chez DecathlonMa voiture n’a pas voulu démarrer, batterie vide. Heureusement, suite à la semaine dernière, je m’y attendais, j’ai appelé différentes personnes, mais elles n’étaient ou pas équipées ou pas disponibles, mais il y a parfois des sauveurs : alors que je m’apprêtais à prendre le tram pour aller au Norauto de la toison d’or, Rémi Jacquet est passé en camionnette et m’a interpellé, il a, heureusement, des câbles dans son camion. Et hop , via j’ai ma nouvelle batterie. 100 boules quand même : fait chier. Retour à la maison pile-poil en même temps que ma chérie et Angelo. Soirée avec des super pizze d’Acqua e Farina et une série de 4 naruto (ep 286 à 290) sans grand intérêt. Il est tard, je bâcle … Je lance une correction et nous allons aller nous coucher, je pense.    

04-06-2022 : « l’oiseau d’Amériques » lu en 1980 relu en 2022

Je viens de terminer « l’oiseau d’Amérique » ce livre est riche, j’ai tellement de choses à dire sur ce livre que je ne sais pas par quoi commencer. Déjà une critique, cela sera fait, une critique qui n’en est pas vraiment une. Ce livre a été écrit avant Internet et Internet a changé pas mal de chose, il a été écrit, aussi, à une époque ou le plastique et le nucléaire étaient vu comme une réponse à notre société et ça génère des choses qui sont dorénavant étrange. Des plastiques inusables, des sources d’énergie infinie … 
Déjà, indéniablement, il a une vision de la robotisation relativement juste pour l’époque, « les robots ont le regard de leur créateur, des personnes qui haïssent l’humanité, sous prétexte de l’accompagner, ils la détruisent » (chercher la citation exacte), seuls les « psitaxis » (chercher le nom exact) sont amicaux. Les religieux sont d’une stupidité confondante pour l’écrivain qui semble aimer Jésus, qui voit en Jésus un symbole de la bienveillance incomprise. Les travers de l’éducation, on peut faire faire ce qu’on veut de quelqu’un qui est soumis depuis l’enfance, et la désobéissance est un acte libératoire et indispensable, mais il faut avoir un but. Les gens se suicident dans une société ou les drogues sont la solution et quand en plus les drogues sont stérilisante, le suicide devient une fin en soi, le désir d’enfant est profondément encré en l’humain, semble sous-entendre l’auteur, ou peut-être est-ce moi qui me fais plaisir ? L’éducation peut nous empêcher de voir des choses qui sont devant nous, et même si parfois, on les voit, on peut, même, refuser ce qui nous libèrerait. L’écriture, le vocabulaire est la source de la connaissance, en mettant des mots sur des sensations, on retrouve la mémoire et avec la mémoire, le temps qui passe et cette conscience du temps qui passe est ce qui nous différencie de l’animal. 
Ce qui me chagrine un peu est que Paul Bentley, un des trois personnages du livre, ouvre son esprit, certes, avec la lecture, mais surtout avec le cinéma, et surtout avec des films du début du cinéma, non pas que je nie que le cinéma puisse être artistique et libératoire, mais pour moi le cinéma est avant tout une industrie, même s’il existe quelques artisans, et même si dans l’industrie cinématographique, il peut y avoir des pépites. Mais dorénavant, je pense que le seul art qui soit est l’art vital, celui que chacun fait quand il a besoin de dire ou d’exprimer quelque chose, et cet art-là ne peut être vendu, ni même commercialisé. Mais je pense que j’aurai l’occasion d’écrire plus en profondeur sur ce que je pense de l’art. Toujours est-il que Paul Bentley se libère grâce au cinéma tout d’abord, puis de nouveau grâce à la lecture et avec la musique enregistrée sur la fin. Mais surtout, il prend conscience de ce qu’il est en écrivant son journal, et cela a donné un nouveau sens à l’idée de ce que je tente en écrivant le mien. Je m’aperçois que j’écris somme tout peu sur ce qui m’arrive dans la vraie vie et beaucoup plus sur les réactions générées par la lecture, mais il est vrai que je sors moins que je ne lis, mais je vais essayer d’écrire un peu plus sur mon quotidien qui m’échappe un peu. Le second personnage, Mary-Lou, le personnage féminin, est très étrange, car il est somme tout peu cerné, elle est original, ouverte, sexuelle, et finalement mère, tout au long du livre, on peut percevoir que l’écrivain est, par rapport au reste, étranger à la féminité. Robert Soppforth, le dernier personnage important, peut être même le plus important est un robot et un robot magnifiquement humain, un robot qui sait tout et ne fait rien, pourquoi est-il noir ? Je me pose encore la question, car cela est précisé plusieurs fois dans le livre. Il possède le savoir suprême, mais (vengeance de l’écrivain ?) il n’a pas de sexe. Il est ce que l’humanité technique a fait de plus aboutie, au point que ses fabricants lui ont même retiré la possibilité de se supprimer, il est fait sur une base humaine, on ne sait pas trop comment et dans le fond, on s’en fiche, mais toujours est-il qu’il est en haut de l’échelle du moment. Et il est conscient de ce qu’il est, mais sans réellement l’être, il est le symbole des travers d’une humanité qui se perd. Je vais arrêter là, car j’ai besoin, peut-être, de laisser passer un peu de temps avant d’aller plus loin.   

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